Lumières interceptées

2018
Exhibitions: 29.juillet. 2018, Matière Revue, Cachan | Du 25 au 28. nov. 2018, Espace en Cours, Paris
Oeuvre conçue avec Francesca Veneziano (Braquage)

BRAQUAGE/Aménagements expérimentaux
et
MATIÈRE REVUE
présentent :

LUMIÈRES INTERCEPTÉES // expo

Nous sommes ravis de vous convier
au vernissage de Lumières interceptées
le dimanche 25 novembre 2018, de 18h à 22h,
à l’Espace en Cours, 56 rue de la réunion, 75020 Paris

Exposition du 25 au 28 novembre.
Ouverture le 26 et 27 novembre de 18h à 20h30,
et le 28 novembre de 17h à 19h

La lumière, on ne la voit pas ; c’est elle qui, en déployant sa matière invisible, nous permet de voir. Par un travail double, qui porte sur la fabrication de prototypes lumineux et la réaction chimique de la pellicule film, Luciana Araújo et Vincent Pouydesseau (Matière Revue) et Francesca Veneziano (Braquage) interrogent la matière lumineuse.
Exposition in situ.

Comment produire des scénographies, en interceptant la lumière ? Comment détourner la fonction d’une matière à travers son interaction avec la lumière ? De quelle manière la pellicule et la lumière peuvent réciproquement se mettre en scène ?

Francesca Veneziano manipule les pellicules afin que les bains chimiques noircissent, brûlent ou délavent son émulsion. Ainsi travaillées, elles deviennent des chimigrammes : des pellicules dont la matière initiale est effacée au profit des réactions provoquées par les bains.

Tels des dispositifs imaginaires, les prototypes lumineux sont le résultat d’un travail de fabrication et déconstruction.
Luciana Araújo et Vincent Pouydesseau assemblent des matières et des objets divers tels le plastique, des leds multiformes, les ampoules, des bouts de métal trouvés dans la rue. Tout agencement est permis : le bois se colle au fer, la vitre à la résine. Conçus pour montrer leurs matières à vif, les prototypes lumineux le sont aussi pour que l’on voit à leur intérieur. Araújo et Pouydesseau imaginent des mises en scène lumineuses qui, de loin, intercepteraient une pellicule égarée.

Imaginés parfois comme cadres pour rétroéclairer les chimigrammes, parfois comme systèmes lumineux qui, à distance, répondraient aux pellicules, les prototypes investissent l’espace d’expo. Dans celui-ci, le visiteur se promène tel un chasseur de matières lumineuses ; chaque trouvaille ouvre sur un univers différent, fragile et provisoire comme la lumière qui le rend visible.

Exposition conçue en collaboration avec Maíra Dietrich https://www.mairadietrich.com/

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