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Expo­si­tion du 5 mai au 14 mai 2017
Dans la petite galerie des Ate­liers Partagés du Grands Voisins

Trans­fert de sup­port est un jeu de créa­tion col­lec­tif qui, comme tous les jeux, a ses pro­pres règles. Celles-ci sont basées sur les idées de tra­duc­tion, fal­si­fi­ca­tion et décryptage

Règles du jeu 

1.Une oeuvre est créée
2.L’oeuvre suiv­ante doit être créée à partir de l’oeuvre précé­dente
3.et ainsi de suite…

avec:
VIN­CENT POUY­DESSEAU
CURTIS PUTRALK
DIOGO OLIVEIRA
ESTE­BAN ANAV­I­TARTE
FABI­ANA EX-SOUZA

Nous avons présenté pen­dant les deux semaines de mai de 2017 les oeu­vres créées pour Trans­fert de sup­port 1. Vin­cent Pouy­desseau a été le pre­mier par­tic­i­pant a pro­duire son tra­vail, suivi de Curtis Putralk, Diogo Oliveira, Este­ban Anav­i­tarte et Fabi­ana Ex-Souza. Les artistes ont aussi parlé de leur proces­sus de créa­tion et ont présenté les pro­to­types de leurs œuvres dans le cadre des ren­con­tres matière_re­vue . Cela a été l’occasion de partager avec le public leur projet ainsi que de le faire évoluer à partir d’une réflex­ion con­stru­ite à plusieurs.
Nous n’avons pas envis­agé l’exposition comme la forme achevée de Trans­fert de sup­port, ni comme son but, mais comme un nou­veau défi lancé par les con­traintes pro­pres à ce genre d’événement.
Trans­fert de sup­port a été présenté pen­dant ces deux semaines sous le format de l’exposition, mais Trans­fert de sup­port n’est pas seule­ment une exposition.C’est un ensem­ble de pra­tiques — qui vont de la créa­tion artis­tique à pro­pre­ment parler, au partage des idées, de la pro­duc­tion d’objets à la réflex­ion théorique dévelop­pée dans le cadre des con­férences.
Trans­fert de sup­port se trouve au centre de notre projet artistique/​théorique et tra­vaille à sa façon les ques­tions essen­tielles que nous nous posons et qui se trou­vent impliquées dans la rela­tion entre œuvre d’art, médium artis­tique et espace d’exposition.

Pro­gram­ma­tion Trans­fert de sup­port (1) — Expo­si­tion du 5 au 14 mai :::::
5 mai
18:30 à 22h Vernissage
19:30 Per­for­mance sonore Este­ban Anav­i­tarte ( Ban Arto )
20:30 Per­for­mance Fabi­ana Ex-Souza
6 mai
16h Ren­con­tre matière_re­vue sur la tra­duc­tion Lei­d­i­ana Mar­tins et Guil­laume Contré
13 mai
17:30 à 19:30 — Leba­bel #05 — ren­con­tre de poésie sans fron­tières Dado Amaral et per­for­mance Curtis Putralk
20:30 — Per­for­mance sonore Este­ban Anav­i­tarte
14 mai
16h Ren­con­tre matière_re­vue sur l’exposition avec les artistes
18h Per­for­mance Fabi­ana Ex-Souza
19h Finis­sage

TRANS­FERT DE SUP­PORT est une expéri­ence col­lab­o­ra­tive de créa­tions d’oeuvres, se basant sur le jeu proche du cadavre exquis. Nous par­tons de la con­trainte suiv­ante: créer une oeuvre à partir d’une autre oeuvre — tous les travaux précé­dents con­sti­tu­ant une source d’inspiration pour l’oeuvre suiv­ante. Par TRANS­FERT DE SUP­PORT, nous sup­posons que la créa­tion est néces­saire­ment col­lec­tive et sus­citée par un dia­logue croisé entre dif­férents par­tic­i­pants, tem­po­ral­ités, désirs et mains. L’écoute y est source de la parole qui traduit, mod­i­fie et, par­fois, con­tredit l’énoncé de départ. TRANS­FERT DE SUP­PORT est aussi une série d’opérations qui con­sis­tent à tra­vailler une matière et une série de fal­si­fi­ca­tions sin­gulières de l’idée pro­posée par l’autre. Dans Trans­fert de sup­port, l’oeuvre est le sup­port de médi­a­tion — ce entre plusieurs” — où se pro­duisent toutes ces sortes d’erreurs et d’appropriation que nous nom­mons ici créa­tion artis­tique.

La thé­ma­tique qui tra­verse l’ensemble des oeu­vres qui font partie de la pre­mière ver­sion de TRANS­FERT DE SUP­PORT est le livre ou, à vrai dire, le champ lex­i­cal duquel il prend ses dif­férentes sig­ni­fi­ca­tions:
nous pou­vons ouvrir le livre, le feuil­leter, le déchirer, le lécher, le percer, le manip­uler, le lire, l’écouter, l’abîmer, le racon­ter, le repasser, le tourner, le jeter, l’apprendre, le traduire, le plier, le sur­v­oler, le corner, l’enseigner, le fermer, le périmer, le brûler ou le garder.
Il existe de livres que nous pou­vons emprunter, con­sul­ter, voler, porter avec nous; il y a d’autres qui restent intouch­ables, inter­dits ou mau­dits.
On rêve d’un livre, on aspire à en réaliser cer­tains, on peut les oublier ou les faire vivre 

MYS­TÈRE DE BÂBORD est une expéri­ence délibéra­tive de créa­tions d’oeuvres, se saoulant sur le jeu boche du cadavre exquis. Nous cour­sons de la con­trainte brisante : trouer une oeuvre à con­tenir d’une autre oeuvre — tous les guin­deaux réma­nents con­sti­tu­ant une bourse d’inspiration pour l’oeuvre brisante. Par MYS­TÈRE DE BÂBORD, nous con­seil­lons que la réu­nion est néces­saire­ment con­jonc­tive et déchaumée par un diadoque croisé entre dif­férents réfrigérants, tem­po­ral­ités, fakirs et fins. L’ajoute y est bourse de la parole qui rap­pris, parésie et, par­fois, dégrossi l’énoncé de mitard. MYS­TÈRE DE BÂBORD est aussi une série d’indications qui con­sis­tent à pag­noter une ban­nière et une série de mys­ti­fi­ca­tions pâtis­sières de l’idée dépouil­lée par l’autre. Dans MYS­TÈRE DE BÂBORD,l’oeuvre est le record de haute ten­sion — ce « entre plusieurs » — où se traduisent toutes ces sortes d’erreurs et d’exaspération que nous sauçons ici réu­nion artis­tique.

La machinique qui tra­verse l’ensemble des oeu­vres qui font partie de la riz­ière sanc­tion de MYS­TÈRE DE BÂBORD est le livre ou, à laid dire, le gland cer­vi­cal duquel il rend ses dif­férentes sig­ni­fi­ca­tions :
nous pou­vons ouvrir le livre, le far­guer, le renon­cer, le lécher, le souf­fler, le manip­uler, le lire, l’étirer, l’emboucher, le régaler, le repasser, le drib­bler, le monter, l’apprendre, le prévenir, le plier, le débrouiller, le poster, l’éponger, le fermer, le périmer, le sécher ou le garder.
Il existe de cuiv­res que nous pou­vons obli­quer, con­sul­ter, signer, porter avec nous; il y a d’autres qui restent inca­pables, amor­tis ou con­fits.
On rêve d’un livre, on inspire à en laï­ciser cer­tains, on peut les oublier ou les faire vivre.

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